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plantes trans 1

Plantes transgéniques et Abeilles (2003)
F. Anchling

Introduction
Vous avez pu lire dans le numéro de décembre 2002, le compte rendu de la conférence présentée au 14e Congrès National de l'Apiculture Française à Bourges, par M. Michel Wolff, chargé de recherche au CNRS, concernant l'amélioration de la résistance des plantes, par l'introduction d'un gène de la plante elle-même ou d'un gène étranger. C'est la transgénèse dont le résultat est un organisme génétiquement modifié, en abrégé (OGM). Monsieur Wolff est un apiculteur passionné et il précise page 559 " Que risquent les abeilles ? ". C'est ce que nous apprendrons un peu plus loin, avec des groupes de chercheurs spécialisés en apidologie.

Votre journal, l'Abeille de France, en vous rapportant les évolutions législatives et scientifiques, ainsi que les enjeux politiques et économiques déterminants pour le développement des OGM, souhaite vous proposer des données pour comprendre et appréhender les répercussions éventuelles de leur diffusion, sur la vie et la santé de nos abeilles ; mais aussi pour répondre à vos attentes et questions (courrier des lecteurs-février 2003-p.101).

Depuis les débuts de la transgénèse il y a maintenant 20 ans, la commercialisation des OGM est devenue une réalité dans de nombreux pays, excepté en Europe. En juin 1999 six pays de l'Union européenne (France - Italie - Luxembourg - Danemark - Grèce - Autriche) avaient demandé un moratoire sur toute nouvelle autorisation de mise sur le marché, aussi longtemps que la problématique de l'étiquetage et de la traçabilité ne serait pas résolue.

La fin du moratoire ?
Le 17 octobre 2002, la directive 2001/18 paraît au J.O. des Communautés. Elle fait référence au principe de précaution et renforce les procédures d'autorisation avant toute dissémination d'OGM. Elle affirme l'obligation de l'information et de la consultation du public, de l'évaluation des risques par la mise en place d'un plan de surveillance et par la traçabilité.

La Commissaire Européenne à l'Environnement (Margot Wallström) a déclaré : " La nouvelle directive qui devient opérationnelle à compter de ce jour nous fournit une base solide pour une gestion transparente et responsable de l'utilisation des OGM ".

De son côté le Commissaire Européen de l'Organisation des Consommateurs, David Byrne, a appelé à lever le moratoire anti OGM imposé depuis 1999 par sept des quinze pays de l'Union Européenne : " Avec la mise en œuvre des procédures législatives de traçabilité et d'étiquetage arrêtées le 17 octobre 2002, (directive 2001/18) plus rien ne s'oppose à la levée de ce moratoire illégal " a-t-il insisté.

Le 28 novembre 2002, les ministres de l'Agriculture des 15 pays membres de l'U.E, suivis le 9 décembre par ceux de l'Environnement sont arrivés à un accord sur la traçabilité des OGM, en imposant un étiquetage des aliments contenant plus de 0,9 % d'OGM. Mais cet accord doit être traduit dans la législation nationale de chacun des états membres avant d'être effectivement applicable.

Cette directive est complétée par un ensemble de règlements déjà signés ou à intervenir : Règlement sur les nouveaux aliments OGM et dérivés ; Règlement sur la traçabilité et l'étiquetage des OGM et produits dérivés ; Règlement d'adaptation de la législation aux exigences du Protocole de Carthagène sur la biosécurité régissant les échanges internationaux d'OGM. Et sera accompagnée d'une Directive sur la responsabilité environnementale qui repose sur le principe : " pollueur/payeur ".

Successivement, le 12 décembre l'Académie des Sciences et le 13 celle de Médecine se sont prononcées, avec toutefois des réserves, pour l'introduction des OGM dans l'agriculture comme dans l'alimentation et la thérapeutique humaine.

L'Académie de Médecine a estimé que les avantages des OGM, l'emportent sur les risques éventuels pour la santé, qui sont contrôlables.

Les chercheurs de l'Académie des Sciences ont émis une conclusion similaire, dans un rapport remis par Hubert Curien, président de l'Académie des Sciences, à Claudie Haigneré, Ministre délégué à la Recherche et aux nouvelles technologies. Ils ont estimé que les progrès considérables réalisés dans la connaissance de la biochimie des plantes et de leur génome, permettaient l'introduction des OGM, sous contrôle toutefois de l'Agence de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa).Ils ont cependant préconisé que des recherches indépendantes soient poursuivies dans le but d'accroître les connaissances indispensables à une évaluation raisonnée des avantages et des risques potentiels imputables à l'utilisation des OGM.

Ces rapports qui se veulent rassurant, justifieraient la levée du moratoire, d'autant plus que l'UE aura à sa disposition un arsenal législatif complet. Pour Roselyne Bachelot, ministre de l'Écologie, cette levée ne peut pas être envisagée avant à peu près un an, car de sérieuses précautions doivent être prises.

Les accords de Bruxelles ont été dénoncés par la Confédération paysanne arguant des vides juridiques du dossier et de l'absence de moyens permettant d'établir le cas échéant les responsabilités. Pour les Verts l'accélération brutale de la législation sur les OGM a pour seul objectif de permettre aux USA de nous envahir avec leurs céréales génétiquement modifiées. Pour leur part, les associations de consommateurs dénoncent le manque de recul des études favorables aux OGM pour apprécier les risques potentiels pour la santé humaine.

"Le pollen de plantes génétiquement modifiées a-t-il une influence sur la santé des abeilles" ?
C'est ce qu'a étudié le groupe "apidologie" de l'Université de Jena : (D.B.J. 11- 2002). Par la manipulation génétique, il est possible de modifier les caractéristiques héréditaires d'une plante et ainsi de contourner ou même d'accélérer les méthodes classiques de culture. Par l'incorporation de nouveaux gènes, on peut introduire une protéine dans la plante qui la protégera des traitements phytosanitaires, de la destruction par les insectes ravageurs ou des champignons parasites. Depuis la construction de la première plante OGM, de très nombreuses discussions ont eu pour thème l'innocuité de ces technologies. Les débats vont du risque de croisements incontrôlés, à la perte de la diversité biologique, jusqu'aux dangers potentiels pour des organismes autres, non ciblés comme l'abeille. Le souci de l'abeille est particulièrement important compte tenu de son rôle irremplaçable au niveau économique et surtout écologique. Du fait que la plante modifiée produit une toxine spécifiquement dirigée contre les insectes, l'abeille risque-t- elle d'être en danger ?

En étudiant la biologie alimentaire de l'abeille on constate qu'à tous les stades de son développement, elle risque le contact avec la toxine exprimée par la plante, si le pollen en contient. Le pollen est récolté par les butineuses, apporté à la ruche pour être distribué, transformé ou stocké. Les besoins de pollen et la quantité consommée varient avec l'âge de l'abeille, ses fonctions dans la ruche et sa caste. Les larves sont nourries par de jeunes abeilles pendant les 2 premiers jours avec de la gelée royale pauvre en lipides. Par la suite, elles reçoivent une gelée d'ouvrières, composée de la sécrétion de leurs glandes hypopharyngiennes, en mélange avec du pollen et du miel. La croissance des larves est spectaculaire. En 6 jours leur poids est multiplié par 1000. Après sa naissance, la jeune abeille achève son développement en 8 à 10 jours, pendant lesquels elle a besoin des protéines du pollen pour la formation de ses glandes hypopharyngiennes et mandibulaires ainsi que du corps gras.

On a observé que la durée de vie d'une abeille qui a manqué de pollen, est très fortement réduite.

Les larves de mâles reçoivent une nourriture semblable mais encore plus riche en pollen et en plus grande quantité.

La quantité de pollen récolté par une colonie varie de 15 à 26 kg/an. Chaque larve en consomme 163 milligrammes dont 36 mg de protéines. La butineuse récolte ces 163 mg en 8 sorties de 20mg chacune.

Ces chiffres montrent toute l'importance d'un pollen sain pour la survie de la colonie. L'étude conduite pendant plusieurs années avait pour but de rechercher si le pollen de plantes OGM avait une influence sur le développement, le butinage et les capacités d'élevage des abeilles. De plus, on a recherché s'il y avait transfert de gènes sur les micro-organismes présents dans les intestins d'abeilles ayant consommé du pollen OGM de colza. C'est ce que l'on appelle le transfert horizontal.

Mais qu'appelle-t-on transfert horizontal de gène ?
Il y a un toujours transfert de gènes. Chaque être vivant, chaque organisme qui se reproduit transmet ses gènes à la génération suivante. Cette reproduction sexuelle a été classée transfert génétique vertical. Elle se différencie du transfert génétique horizontal. Dans cette forme de transmission, les gènes vont d'un organisme à un autre, par-dessus une espèce de frontière, sans intervention sexuelle. Cette forme de transmission à saute-mouton existe aussi de façon naturelle dans notre environnement. Dans la technique OGM, ce phénomène est attentivement surveillé par les scientifiques car le comportement de ces gènes étrangers dans un nouvel organisme n'est pas évident.

Réaction des abeilles à la consommation du pollen d'un colza résistant à un herbicide. Ce colza avait été rendu résistant à l'herbicide "Basta" par l'insertion d'un gène de résistance (PAT -- gène). Sans ce gène, le colza dépérit lors d'un traitement herbicide par accumulation de concentration toxique dans les cellules de la plante verte.

Sous serre pendant six semaines, huit colonies de 2000 abeilles chacune, ont récolté et consommé du pollen OGM. à volonté. Dans les mêmes conditions, huit colonies témoin disposaient de pollen non OGM.

On a relevé et comparé en permanence : l'activité de butinage des 2 ruchers, leur capacité d'élevage et de développement, à tous les stades larvaires et adultes.

 Au contraire du pollen OGM, varroa est un facteur de stress considérable.

Conclusion : on peut affirmer que le colza tolérant aux herbicides, donné en nourriture dans des conditions proches de la nature, ne présente aucun danger pour le développement de la colonie. Même lorsqu'il est donné en nourriture dans des conditions extrêmes, il n'a aucune influence néfaste pour les soins au couvain ou les capacités de butinage, ni dommageable pour les larves encore sensibles et les nymphes.

Effets du maïs résistant aux insectes
On obtient un maïs résistant aux insectes ravageurs par l'inclusion d'un gène de la bactérie Bacillus Thuringis (BT)- (également utilisée pour lutter contre la fausse-teigne). La toxine produit des cristaux d'albumine toxiques qui agissent instantanément dans les intestins du prédateur et stoppent son activité.

Le Bacillus Thuringis est une bactérie du sol que l'on peut spécialiser sur certaines espèces d'insectes ravageurs. Suivant la spécialisation du BT dénommée (CRY), ces cristaux agissent spécifiquement contre les lépidoptères (papillons…), les coléoptères (hanneton…) ou les diptères (mouches…) L'abeille est un hyménoptère.
Dans le commerce, les formulations à base de BT contiennent une bactérie inactivée, qui n'est activée que dans l'intestin du parasite ciblé. Ce produit est très intéressant pour la protection des plantes et est préconisé pour le respect des insectes pollinisateurs.

Par contre les plantes qui contiennent le gène BT expriment la protéine toxique dans toutes les parties de la plante et aussi dans le pollen. Au contraire des pulvérisations à base de BT toxine, dans la plante la toxine BT est activé

Les effets du BT. pollen et de la BT toxine sur les abeilles ont été étudiés comme pour le colza pendant une période de six semaines.

Jusqu'à présent aucun effet néfaste pour l'abeille n'a été observé dans aucun des paramètres retenus, principalement pendant le délicat stade larvaire, qui n'a été ni affecté, ni modifié. Ceci confirme les travaux d'autres groupes de chercheurs (Malone et Al -- Pham Délègue- M. H. 2001-- apidologie 32).

La migration transgénique sur des micro-organismes dans l'intestin de l'abeille. C'est la deuxième grande inquiétude des chercheurs. Est-ce que le gène de résistance à l'herbicide inscrit dans le colza peut se transplanter dans un autre organisme ? (celui de l'abeille). On a donc analysé des micro-organismes extraits des intestins d'abeilles nourries pendant dix jours avec du pollen issu de plantes transgéniques, qui, pendant la digestion du pollen consommé auraient pu être en contact avec des gènes ou fragments de gènes présents dans ce pollen.

Ces prélèvements ont été cultivés. Par des méthodes de biologie moléculaire, on a recherché le gène de résistance aux herbicides. Sur 1 million de cultures de micro-organismes, on en a isolé 8 qui contenaient ce gène. Il semble que l'ADN de la plante n'ait pas toujours été entièrement détruit dans l'intestin de l'abeille. Dans quelques cas rares, on constate ainsi, un transfert quasi naturel des gènes de la plante, sur des micro-organismes dans l'intestin de l'abeille. L'abeille n'est nullement affectée par cette modification de sa microflore intestinale. Les conséquences écologiques d'un tel transfert de gènes : -- par exemple, pendant combien de temps, les micro-organismes modifiés, avec leurs nouvelles propriétés acquises et transmissibles, vont-ils survivre dans l'abeille et dans l'environnement et comment s'imposeront-ils vis-à-vis de concurrents, -- doivent être à l'avenir observées et suivies avec beaucoup d'attention.

 Pour conclure : le colza OGM, tolérant herbicide, pas plus que le BT maïs n'ont d'influence mesurable sur l'abeille, même dans des situations extrêmes et inhabituelles (six semaines de consommation de pollen transgénique), aussi bien sur sa durée de vie, sur son développement que sur ses capacités de butinage ou d'élevage, comparativement à des colonies témoin.

Ces conclusions confirment les travaux menés par d'autres groupes de chercheurs.

Pour en savoir plus: la situation des OGM dans le monde
Depuis les débuts de la transgénèse, et les premières commercialisations, les OGM sont devenus une réalité dans de nombreux pays, hors Europe. De 21,5 millions d'hectares en 1997, les surfaces ont atteint 52,6 millions d'hectares en 2001, soit plus que le double de la surface agricole utile française.Fin 2001, le soja représentait 60,3 % du total, le maïs 19 %, le coton 13 % et le colza 5%.

La répartition géographique des surfaces OGM est très inégale. Quatre pays concentrent 99 % des surfaces cultivées : les États-Unis 60,8 % du total, l'Argentine 22 %, le Canada 6 % et la Chine 3 %.

Les pays émergents occupent une place croissante dans l'utilisation des OGM, avec près de 25 % des surfaces actuellement cultivées. Ils y voient une réponse aux besoins nutritionnels de leurs populations, et une opportunité de développement économique durable. 

En Chine la recherche sur les OGM et leur culture sont en pleine croissance. D'ici 2005 le gouvernement chinois prévoit d'investir 3 milliards de dollars dans les biotechnologies. Les scientifiques chinois travaillent au transfert de 120 gènes différents dans divers espèces de plantes : notamment le riz, le blé et la pomme de terre. Il ne faut pas oublier que la Chine qui doit nourrir 1/5 de la population mondiale de propre ne possède que 7 % des terres arabes de la planète…

L'Inde envisage également de développer ses cultures transgéniques, en collaborant avec les pays occidentaux. La première culture de coton transgénique a été autorisée en mars 2002. 

En juin 2002, à l'occasion du sommet mondial de la FAO (l'Organisation Mondiale pour l'Agriculture et l'Alimentation) avec pour thème "la faim dans le monde", les plantes transgéniques sont apparues comme un des moyens d'assurer la sécurité alimentaire des pays en voie de développement.

Les pays les plus engagés (États-Unis, Canada, Argentine) mènent une recherche expérimentale de haut niveau et adaptent leur stratégie commerciale avec : une diversification des améliorations proposées (agronomiques, nutritionnelles, médicales et industrielles) ainsi qu'un renforcement de leur réglementation nationale conformément aux contraintes internationales du marché (précaution et information).

La situation en Europe
Rappelant le potentiel considérable des sciences de la vie et de la biotechnologie, la Commission européenne a adopté le 23 janvier 2002, une initiative politique majeure pour leur développement en Europe,en proposant un plan d'action assorti de recommandations aux Etats Membres, aux autorités locales, à l'industrie et à d'autres parties prenantes.

La Commission a proposé au Conseil européen de Barcelone, qui s'est tenu en mars 2002, un plan global sur les biotechnologies pour la période 2002-- 2006.

Ce projet politique global, se concrétise aujourd'hui dans le cadre du sixième Programme Commun de Recherche et de Développement pour 2002 - 2006, par l'investissement de 2,255 milliards d'euros en faveur du thème prioritaire "Sciences de la vie, génomique et biotechnologies pour la santé ". Philippe Busquin, Commissaire européen à la Recherche a déclaré " la liberté de recherche est une valeur fondamentale dans les sociétés démocratiques. Ce type de recherche est essentiel pour surmonter la suspicion et l' incertitude relative à ces types de cultures ".

Avec l'entrée en vigueur le 17 octobre 2002 de la directive 2001/18 et les procédures en cours (Règlements et directive) destinées à mettre en place un système réglementaire cohérent pour l'utilisation des OGM en Europe, qui permette de garantir à la fois la sécurité et l'information du consommateur ; la protection de l'environnement; le développement et l'utilisation commerciale des biotechnologies végétales, la Commission européenne considère qu'elle a tenu ses engagements, pour créer les conditions nouvelles nécessaires au redémarrage de la procédure d'autorisation des OGM.

La situation en France
Le rapport du débat public sur les " OGM et les essais en champ", qui s'est tenu les 4 et 5 février 2002 a réaffirmé que : " l'expérimentation en milieu confiné ne suffit pas..., Personne ne peut dire qu'une technique ne sera pas utile dans l'avenir ; si on bloque la recherche, il sera impossible de démontrer les utilités possibles ".

La recherche en laboratoire comme en plein champ, est une activité rigoureusement réglementée par : la directive européenne 2001/18 et des protocoles d' expérimentation rigoureux, délivrés au cas par cas par la Commission du Génie Génétique depuis 1989 et par la Commission du Génie Biomoléculaire depuis 1986.

Les essais en champ apportent des informations indispensables pour compléter celles obtenues à partir des expérimentations en laboratoire, puis en serre et valider les hypothèses initiales. Plus globalement, ils s'inscrivent dans un processus d'acquisition de connaissances et contribuent à estimer le comportement de la plante soumise à des environnements directs et variables.

Toucher à la nature présente toujours un risque. Mais nous le faisons depuis que l'homme est homme. De la cueillette n'est-il pas passé à la culture ? Combien d'espèces variétales légumières, florales ou arboricoles n'éxistaient pas avant que l'homme ne décide d'expérimenter son pouvoir sur la nature. Nous expérimentons, nous modifions, nous greffons, nous améliorons, nous trafiquons. Certes, les pouvoirs dont nous disposons aujourd'hui avec la transgénèse n'ont plus rien à voir avec ceux de nos ancêtres. L'accélération des transformations qu'elle permet nous affole. Les certitudes des rapports d'académiciens ou de scientifiques d'une part et les alertes médiatiques d'autre part ne suffisent pas à éclairer notre opinion.

Le choix n'est certainement pas à opérer entre un progrès que l'on souhaite toujours meilleur et un immobilisme sclérosant et renfermant. Il nous faut plutôt choisir entre les pièges de la propagande et ceux de la désinformation, ce n'est pas évident! Souhaitons pour conclure, la vérité comme fondement des relations, dans un climat de liberté et un véritable effort d'humanisation au service de tous.
Synthèse réalisée par F. Anchling

Bibliographie
Deutsches Dienen Journal 11-02
Schweizerische Bienen Zeitung 1-2002 p. 20
Lettre d'information sur les plantes transgéniques

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