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Les Petites Reines de l'Opéra  (2004)
par
Marcel Roland
Avec l'aimable autorisation d'Api'Nature

C’est devenu un mythe, les médias y font référence régulièrement, il y a des ruches sur le toit de l’Opéra Garnier !

Jean Paucton (John pour les intimes !) fait partie de la grande famille du spectacle, profession : accessoiriste à l’Opéra, aujourd’hui étant parvenu au terme de sa vie professionnel, il peut s’adonner à cette autre passion : l’apiculture, qu’il pratique néanmoins avec bonheur depuis de nombreuses années en amateur.

C’est un peu par hasard qu’il installa d’abord une ruchette sur le toit de l’Opéra Garnier alors qu’il était encore en activité ; cette ruchette était destinée à rejoindre la maison de campagne dans la Creuse, les circonstances ont voulu qu’elle reste sur le toit de l’Opéra.

Cinq autres ruches furent installées au fil du temps et constituèrent ainsi un véritable petit rucher haut perché sur le toit du prestigieux édifice. Ceci se passait en 1982, et la première récolte fut mémorable

 « Le miel en coulait dans les gouttières » assure John Paucton en se remémorant cette levée de hausses inoubliable.

L’image est forte et prête à sourire. Le fait est que bon an, mal an, cet adhérent de longue date à la Société Centrale d’Apiculture de Paris et au syndicat interdépartemental des apiculteurs de la région parisienne, fait des récoltes moyennes de l’ordre de 50 kg par ruche.

Au cœur de Paris c’est surprenant, étonnant….pourtant les arbres à floraison mellifère qui bordent les avenues, les nombreux parcs et espaces verts publics et privés, le micro-climat doux et humide de Paris intra-muros font que les miellées y sont régulières

.Autre aspect insolite, l’actuelle place de l’Opéra était autrefois un marécage qui fut asséché et sur lequel Louis XIV fit construire un petit théâtre qui fut transformé plus tard en Opéra tel qu’il est aujourd’hui.

L’Opéra Garnier, arche de Noé ! C’est un cliché… pourtant au sous-sol, une nappe d’eau subsiste permettant « l’élevage » de poissons, nourris par quelque pompier fantôme… sur certaines anfractuosités de façade niche le faucon crécerelle, sur les toits ce sont les abeilles qui colonisent ; restent encore les petits rats de l’Opéra.

Bizarre ! Vous avez dit bizarre… disons pittoresque et insolite, inattendu !

Pour ceux qui espèrent pouvoir accéder à ces curiosités, sachez qu’on ne visite pas, pour de multiples raisons d’ailleurs. « Escalader » les Opéras Garnier et Bastille, assister à une récolte de miel sur fond de Tour Eiffel et de Sacré-Cœur, reste un privilège et un souvenir inoubliable.

Merci à toi John, merci à toi l’Artiste.
Marcel Roland

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