APISELECT
Oya Station Apicole de l'Ile d'Yeu (France)
Centre unique en Europe d'adaptation, d'élevage et de fécondation de reines des Monts Caucasiens
Synthèse de la sélection réalisée par l'équipe APISELECT à la station apicole de l'Ile d'Yeu (France)

Célèbre l'Ile d'Yeu !! "tristement aujourd'hui par la marée noire", mais réputée à travers le monde apicole pour être le lieu d'un centre unique en Europe consacré exclusivement depuis plus de 20 ans à l'élevage et à la fécondation naturelle des reines Caucasiennes.

En effet la station apicole OYA existe sur l'Ile d'Yeu depuis 1978, et en 1986 officiellement, sa vocation est la création de souches pures de reines du Caucase à écotype utilisable en Europe et dans les pays à vocation apicole.

L'Ile est située dans le département de la Vendée, en haute mer, à 17 km au large (Océan Atlantique). Une protection génétique naturelle due à son grand éloignement du continent, des atouts: de superficie (65% en zone protégée), de flores (plus de 770 espèces de plantes vasculaires), de climat (une amplitude thermique faible due au rôle modérateur de l'Océan), de relief (une grande diversité des paysages), en font sûrement le plus optimal des réservoirs apicoles productifs pour le centre de l'Europe .

Certains de nos détracteurs pensent que la présence de ruches amateurs ne nous permettent pas de réaliser notre travail de sélection.

  • Depuis longtemps, il n'en est rien !

En effet :

  • Les quelques dizaines de ruches d'apiculteurs amateurs, connues par notre Equipe présente à l'année sur l'Ile, sont toutes suivies sanitairement par APISELECT et les reines régulièrement changées gracieusement, évidemment en Caucasien.
  • D'autre part, les divers contacts scientifiques que nous avons avec différents centres de recherches internationaux, nous permettent de vous assurer une grande qualité génétique (analyse morphométrique réalisée en 1999 sur l'ensemble de nos lignées), avec en plus tout un travail de sélection que l'on ne trouve pas en général ailleurs sur le marché des reines.

Les soi-disantes reines caucasiennes vendues sur le marché actuellement sont en général de vulgaires hybrides et rares sont ceux qui peuvent fournir des résultats morphométriques attestant de l'origine génétique de leurs reines caucasiennes.

Comme vous le savez déjà :

  • L'Ile d'Yeu est en France le seul lieu aux conditions générales optimales pour être considéré en tant que réservoir officiel de l'abeille des Monts Caucasiens;
  • Nous sommes, au dire de certaines notoriétés apicoles, des spécialistes reconnus au niveau européen pour leur sérieux. De nombreuses publications internationales s'en font l'écho ainsi que la presse grand public, la radio, la télévision. Nous représentons en un certain sens un pôle de recherche essentiel du développement de l'apiculture.

Il est quand même surprenant qu'après tant d'années, certaines structures apicoles de dimension nationales ne s'intéressent pas plus aux grandes possibilités qu'offre l'existence d'une station comme la notre !

On ne saurait encore rappeler l'importance de maintenir en Europe un lieu où l'on peut se fournir en reines caucasiennes de qualités. De plus, chacun sait que s'approvisionner en quantité en reines des pays de l'Est a toujours été d'une grande difficulté.

Intérêt apicole reconnu scientifiquement
De nombreuses recherches scientifiques ont démontré que l'abeille caucasienne se prêtait particulièrement bien aux croisements avec des abeilles d'autres races Mirza et Marcovici (1965) ont obtenu un excédent de miel de 26,99% grâce à un croisement d'abeilles italiennes et d'abeilles caucasiennes. En France, Fresnay (1974) a obtenu, quant à lui, une production supérieure de 40 à 50% par rapport aux témoins, grâce à des hybrides de première génération: (A. m. mellifica.x A. m. caucasica) et 116% avec la combinaison triple (A. m. ligustica x A. m. caucasica) x A. m. mellifica.

En Bulgarie, les hybrides triples (Abeilles indigènes x A. m. caucasica) x A. m. carnica, ont donné un supplément de miel de 60 à 70%.

On peut se référer aussi à la thèse de Nicole RUSSIER, INRA de Montfavet Avignon, Etudes Approfondies de Génétique et Sélection Animale et Végétale. Elle ne fait encore que confirmer le rôle majeur du sang caucasien dans les productions quantitatives de miel dans les

Pyrénées, et insiste pour l'évolution apicole de la nécessité absolue d'une station de sélection Caucasienne en un lieu génétiquement garanti isolé.

L'apiculture est à la portée de tous, l'élevage demande une certaine technicité, mais une véritable sélection en apiculture exige une grande rigueur, une connaissance génétique approfondie, et une observation permanente, ce qui nécessite beaucoup de temps et laisse peu de place à consacrer à d'autres activités apicoles.

Et on ne peut pas vraiment faire de l'apiculture de nos jours sans se passer d'élevage et surtout de produits sélectionnés.

Qu'est ce que la sélection en apiculture
Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur le sujet.

Nous vous proposons de faire un survol de ce que nous pratiquons à l'Ile d'Yeu sur l'ensemble de nos lignées. Lignées qui deviennent ensuite les génitrices de toutes les reines que nous mettons à votre disposition " Apiculteurs de par le Monde".

La sélection apicole réalisée à l'Ile d'Yeu : un travail un plein temps !
L'Equipe APISELECT est l'expression même de plusieurs mots : passion-métier-chercheur ; impliquant également un 4ème mot qui résonne sans fin en apiculture : La Sélection

Celui-ci englobe tant d'éléments qu'il serait bon de le décortiquer pour en faire une vraie réflexion qui nous conduira à une certaine humilité.

Notre activité à trait à l'étude des génotypes, phénotypes et écotypes. Ils sont les bases de notions à mémoriser, à approfondir, à utiliser, à rechercher.

  • génotype : du point de vue des caractéristiques, cela concerne l'ensemble des gènes d'un être vivant (éléments inscrits à demeure, répétitifs et successifs en chacun des partenaires de Dame Nature).
  • Mais ceux-ci sont aussi dus à certains mariages qui n'auraient jamais eu lieu naturellement si l'homme depuis longtemps ne les avait provoqué de quelques manières que ce soient (par besoin, expérience, profit, etc.).
  • A ma connaissance la biologie apicole n'est pas pour l'instant encore parvenue à l'étape des manipulations génétiques ( même si cela ne saurait tarder).
  • phénotype : il résulte de l'expression du génotype sous l'influence du milieu donnant ainsi, sur l'ensemble des caractères apparents, des modifications par rapport aux cousins d'origines (ces modifications sont dans tous les domaines: morphologiques, chimique, etc.).
  • écotype : il résulte de l'écosystème, c'est-à-dire de la biocénose ; ensemble des associations d'une communauté d'espèce, pour nous les abeilles caucasiennes, et d'un environnement physique (Ile d'Yeu), le biotope étant en constante interactions dues aux influences maritimes, climatiques, paysagères, végétales, etc.

Officiellement, cela fait plus de quinze années que des souches caucasiennes ont été introduites sur l’île d’Yeu et il n'y a pratiquement jamais eu de pause dans les introductions, élément nécessaire pour nos recherches et nos sélections. Ces introductions sont indispensables. Nos connaissances et besoins de cette variété seront toujours à compléter.

Que de tâtonnements il faut pour tenter de maîtriser une seule variété !

Pourquoi améliorer le potentiel de nos abeilles par différents mariages ?

La nature n'aurait-elle pas fait le produit parfait ? Pour ce qui est des conceptions et des besoins humains, la réponse est non !

Résumons : la sélection apicole par l'Equipe de l'Ile d'Yeu
Sur l'ensemble des souches que nous introduisons, seulement certaines pourront être des bases de recherche sélective.

Pourquoi celles-ci plus que d'autres ?

Notre expérience sur le terrain apicole pour différencier les capacités natives de notre abeilles seraient à comparer aux impressions que nous avons face à un groupe d'enfants. Il suffit d' observer et en un instant vous avez déjà "votre" opinion sur chacun d'eux, sur leur perspective d'éveil, d'adaptation, de santé, de réponse à la vie. Ce n'est pas différent pour les abeilles. Et il faut faire confiance à son expérience pour procéder à une première sélection! Puis viendra le temps des indécisions scientifiques, le besoin de connaître par comparaison-résultat les éléments à retenir pour procéder ultérieurement à l'inclusion de certains individus dans les lignées existantes sélectionnées de la station.

Concernant ce premier regard "affectif" sur l'abeille, nous procédons ainsi : après les 2 mois 1/2 qui suivent l'introduction en nucleï des nouvelles reines reçues d'étranger,(fournisseurs de souches des pays de l'Est que nous contrôlons par analyse morphométriques) ou des reines fécondées à la station pouvant être retenues dans une future sélection, nous enregistrons sur fiches nos divers constatations:

Observations
Appréciation extérieure d'allées et venues des abeilles :

  • début et fin d'activité,
  • population de défense avec comportement d'agressivité,
  • apport de pollen, grosseurs des pelotes.

Ouverture du nucleï :

  • comportement des abeilles à l'ouverture,
  • présence ou montée rapide des abeilles sur la tête des cadres,
  • agressivité/douceur, vols combatifs.

Harmonie de la ponte :

  • forme et répartition du couvain,
  • la quantité et la place du pollen stocké dans la colonie.

Comportement de la reine :

  • mobilité sur cadre (fuyante ou calme),
  • présence des abeilles autour de la reine,
  • grosseur.

Notes d'observations personnelles.

  • Contrôles biométriques
  • Après ces quelques observations, nous faisons un 1er choix et réalisons sur les prétendantes une analyse biométrique (indice cubital sur une dizaine d'ailes de jeunes abeilles par colonie).

Après avoir contrôlé que les prétendants sont bien "biométriquement caucasien" et qu'ils présentent un certain intérêt pour l'introduction dans nos lignées, nous réalisons un approfondissement de connaissance comportementale et expérimentale, nous organisons alors ce que nous appelons avec humour les J.O.

Les Jeux Olympiques
Nous apprécions durant cette phase les éléments suivants :

  • la longueur du tiré de langue est appréciée au glossomètre (instrument mesurant la capacité de "léchage" de l'abeille)
  • prélèvement d'abeilles revenant avec du pollen (congélation de celles-ci pour les conserver et comparer calmement la grosseur des pelotes)
  • sur certaines lignées ayant de bonnes performances nous testons le temps de vol : prélèvement et marquage des abeilles qui seront lâchées à 1 Km du rucher. Puis calcul du temps et dénombrement des abeilles au retour.
  • apprentissage par les abeilles et mémorisation d'odeurs. On stimule avec un peu de sirop ou du miel additionné d'huile essentielle, puis le lendemain on dispose à proximité 3 sortes de coupelles contenant de l'eau additionnée d'huile essentielle ou du miel différent de celui de la veille, et du miel additionné d'huile essentielle et on marque ces visiteuses d'abeilles
  • test de nettoyage. Calcul du temps de nettoyage du nid couvain/larves que nous avons tué par piqûre.(En tuant la larve et en perçant la cellule par une très fine pique nous présentons artificiellement aux abeilles une situation analogue à celle rencontrée dans le cas de loque américaine). On marque et on pique 20 cellules de couvain à l'aide d'une aiguille d'acupuncture et on contrôle 24 h plus tard leur présence ou leur absence.
  • propreté intérieure. On dispose des granules de polystyrène mélangées avec du miel dans le nucleï et 1 jour plus tard on contrôle leur évacuation par les abeilles.

Remarques :

Nous avons constaté un comportement intéressant avec le polystyrène. Cet élément agace les abeilles. Nous avons d'abord collé des granules sur 20 abeilles, puis nous avons répété cette opération sur les colonies qui avaient réussies le mieux à décoller les granules du thorax de leur congénère. Ainsi nous avons pu contrôler un nouveau comportement et nous avons constaté après quelques jours, par un dépistage anti varroa, une absence totale de varroas phorétiques. Aurions-nous suscité l'instinct "d'épouillage" ?

L'année suivante, cette expérience avec les éléments les plus confirmés, mis enfin en ruche, doit être poursuivie et répétée en cours de saison avec plus d'abeilles "granulisées". Cela éventuellement confirmera cette observation après contrôle par anti-varroa d'avoir susciter l'instinct (ou autre) d'épouillage.

Le travail d'insémination
Munis de ces premières notes objectives, nous pouvons commencer le travail d'insémination. Nous procédons suivant ces éléments aux introductions dans nos lignées. Les résultats et la descendance seront à nouveaux contrôlés de la même manière, poursuivis avec d'autres tests :

  • En début de saison: la propreté intérieur du plateau - le démarrage de la ponte - la quantité d'abeilles.
  • Longueur de vie des abeilles par marquage d'abeilles naissantes qui seront suivies jusqu'à leur disparition.
  • La durée de vie des premières abeilles du printemps et d'automne (marquage de 20 abeilles contrôlées régulièrement jusqu'à leur totale disparition).

Cette expérience est reproduite sur les mâles et nous apporte des données très intéressantes.

  • La quantité de propolis et sa répartition dans la ruche (entrée et intérieur).
  • La pesée comparative des ruches entre le printemps, l’été et l’automne (en tenant compte des nourrissements apportés).
  • La douceur, la tenue au cadre, l'harmonie dans la construction, l'appréciation de la ponte (du centre vers l'extérieur).
  • La quantité et la place du pollen stocké dans la ruche.
  • Etc.

Tout ces tests enregistrés sur fiches sont nécessaires pour maîtriser au mieux l'ensemble de nos lignées et pour effectuer judicieusement les mariages sur des critères comportementaux, physiques etc.

Nos recherches
Elles concernent les éléments que la Nature aurait éliminé (les marginaux, handicapés, etc.)

Ces derniers sont conservés par le chercheur qui les travaille pour tenter d'en tirer un aspect positif.

Concernant les abeilles que Mr Mesquida avait sélectionnées et stabilisées (des lignées ne produisant jamais de mâles) nous, nous avons réussi à stabiliser des lignées où tous les mâles sont aveugles. Ce trait caractéristique est retrouvé en 2ème génération.

Son intérêt apicole et dans d'autres domaines de la compréhension des mécaniques génétiques en recherche générale sont tellement important que je vous laisse y méditer, au moins "apicolement".

Sélectionner, stabiliser des lignées de variétés pures est notre devoir apicole, même s'il nous faudra toujours beaucoup de temps et de sacrifice.

Notre ambitions: apporter la réponse à vos besoins avec des bases génétiques les plus pures possibles, saines, adaptées et performantes.

Elles seules seront capable de garantir la véritable évolution du cheptel apiaire.

L'Equipe APISELECT, s'impliquera en partenaire à vos côtés pour contribuer aux succès de votre entreprise. 

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