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Avec l'aimable autorisation de la revue du SNA - Abonnez-vous à l'Abeille de France
 

parfun automne 1

Parfum d'automne (2001)
F. Anchling

Pour beaucoup d'entre nous, septembre est synonyme de rentrée : retour de vacances, reprise dans la vie active, rentrée scolaire , retour de transhumance, annonce de l'automne, etc. Pour nos protégées aussi, septembre est vraiment le mois de la rentrée dans la saison prochaine. Si juillet et août pouvaient encore donner l'illusion d'une activité soutenue, la diminution des surfaces de couvain annonçait déjà le déclin des populations qui devient évident avec la raréfaction des sources de nectar et la disparition de ces bruyants faux-bourdons.

Les jours sont plus courts, les nuits plus longues et plus fraîches et les matins souvent brumeux, ce qui réduit de plus en plus la durée des sorties des butineuses. Il n'est dès lors plus question d'envisager une miellée exploitable par l'apiculteur, sauf exception dans les callunes. Mais nos abeilles restent actives et profitent de chaque journée 

Chaude et ensoleillée pour visiter les sources de nectar et pollen encore existantes : verges d'or, évodias, moutardes ou phacélies et tout ce que peuvent leur procurer les jachères. Ces récoltes sont très précieuses pour assurer la subsistance des colonies qui ainsi n'entameront pas leurs provisions hivernales.

S'il est question de rentrée pour nos peuples, il n'en est pas de même pour l'apiculteur, car la mise en hivernage se prépare méticuleusement.

Trois impératifs s'imposent :

  1. Avoir des colonies fortes
  2. Nourrir à temps et abondamment
  3. Réduire la pression de varroa 

Pour l'apiculteur c'est un plongeon périlleux dans la nouvelle année, car désormais toutes nos interventions auront un seul but : aider nos colonies à bien passer l'hiver et à exploser de vitalité au printemps prochain. Il lui faudra tout faire avec beaucoup d'exigence, pour leur faciliter la tâche et ne rien entreprendre qui soit contraire à leur tranquillité ou à leur besoin. Il devra être observateur afin de ne pas détruire l'harmonie nécessaire à la longue période de réclusion de ses peuples.

Septembre n'est pas encore un mois de repos.

Il faudra récolter les dernières hausses, procéder à la revue de détail des corps de ruches, compléter les provisions en nourrissant, éliminer un maximum de varroas, susciter l'élevage des abeilles d'hiver, sauver les colonies trop faibles pour passer l'hiver...

Récolter les dernières hausses (le chasse abeilles)
Cette opération a déjà été décrite les mois précédents. Néanmoins, compte tenu des différents incidents survenus au cours de l'été qui risquent de rendre l'abeille impopulaire et surtout en arrière saison lorsque son agressivité augmente, j'aimerais insister sur l'utilisation d'un accessoire d'un prix dérisoire mais qui répond avec efficacité à toutes les recommandations de prudence et de rapidité d'intervention : LE CHASSE ABEILLES. Le nom donné a cet instrument a quelque chose d'étonnant et même d'irréel. L'apiculteur ne chasse pas ses abeilles : elles sont engagées sans brutalité à quitter la hausse et à se rendre à l'étage inférieur pour entourer le couvain. Bien sûr elles obéissent à une certaine contrainte qui est inscrite dans leur hérédité. La mise en place du chasse abeilles et de son support interrompt leur contact avec l'odeur de la reine. Seule une petite ouverture laisse encore passer quelques effluves, petite ouverture à sens unique dans laquelle les butineuses se faufilent avec empressement.

Il existe deux types de chasse abeilles : soit avec des languettes clapets qui font ressort et se ferment après le passage de l'abeille (modèle Porter, canadien, utilisé par le frère Adam -les clapets sont installés dans les coins du plancher support du chasse abeilles), soit une grille qui recouvre de petits canaux (2 dans le modèle Nicot - 6 dans le modèle Lega) qui théoriquement devraient permettre à l'abeille de retourner dans la hausse. Mais la découverte des passages est laborieuse et pendant cette recherche, les phéromones de la reine sont plus attirantes qu'une hausse pleine de miel.

Comment utiliser le chasse abeilles ?
Le chasse abeille ne peut être posé que pour enlever une hausse remplie de miel mûr. Tous les cadres doivent être au minimum operculés à 50 %. Toutefois, en cas d'absence de miellée pendant plusieurs jours, des cadres non operculés contiennent très vraisemblablement du miel qui peut être récolté. Pour en être assuré, on prend un cadre dans une main et avec l'autre, une forte tape sur la barrette supérieure ne doit pas provoquer de projection de miel.

Pour poser le chasse abeilles, on lève la hausse pleine de miel. Un petit jet de fumée fait disparaître les quelques gardiennes interloquées par cet éclairage subit. On pose le plancher intermédiaire support du chasse abeilles, puis la hausse. A deux, cela va très vite, aucune abeille ne s'étonne. Seul, il est utile d'avoir à proximité, sur une brouette, un support pour la hausse.

La vitesse avec laquelle les abeilles quittent la hausse dépend de la saison. On a constaté qu'au printemps 3 à 4 heures sont largement suffisantes alors qu'en automne cela peut prendre 2 jours. Il n'est pas prudent d'attendre trop longtemps, car le miel étant hygroscopique, une hausse sans abeilles ne sera pas ventilée et l'humidité de la ruche sera absorbée. Les quelques abeilles encore présentes lors de l'enlèvement de la hausse pourront être éloignées sans problème et sans fumée.
Comme toujours, l'utilisation du chasse abeilles a été critiquée par certains qui parlent du temps perdu en intervenant 2 fois sur la même ruche. En parallèle j'insiste sur les avantages et surtout en fin de saison : pas de pillage, donc pas de risque d'excitation au rucher et pas de piqûres ni pour l'apiculteur ni pour son entourage. D'autre part le miel récolté ne sera pas pollué par des relents de fumée.

Quelques trucs de la pratique.
Lors de la construction du plancher intermédiaire support du chasse abeilles, veiller à réserver de 6 à 8 mm d'espacement par rapport aux cadres aussi bien ceux du corps que ceux de la hausse.Si les abeilles sont nombreuses et qu'une autre récolte est attendue, on posera sur le corps de ruche une hausse garnie de cadres vides, puis le plancher chasse abeilles et enfin la hausse à récolter.

Il est conseillé d'enlever la grille à reine lors de la pose du chasse abeilles principalement en automne. Si l'on travaille sans grille à reine, il n'est pas exclu que du couvain frais soit présent dans la hausse. La pose d'un chasse abeilles poussera les abeilles à conduire un élevage de reine et non à rejoindre leur mère. Le chasse abeilles risque l'obstruction si des faux-bourdons sont dans la hausse. Il ne fonctionne pas si la reine y est emprisonnée. Ce plancher intermédiaire peut être utilisé pour lutter contre l'essaimage, comme couvercle ou comme plancher en obturant l'orifice d'accès.

Revue de détail / derniers controls
Dès enlèvement des hausses, il est recommandé de procéder à un dernier contrôle et de ne pas trop le différer, car d'une part les conditions météo deviennent incertaines, rendant nos interventions aléatoires et d'autre part les périodes de disette sont fréquentes dans certaines régions. Les vieilles abeilles sont alors très agressives et bientôt des pillardes viennent gêner le travail, semer la panique au rucher et dans ses environs. Dans tous les cas il faudra choisir une journée calme et douce, sans vent et propice à la miellée (lorsque le temps est favorable à une miellée les abreuvoirs sont délaissés).

Que faut-il contrôler ?
Il est indispensable de connaître exactement l'état et la quantité des réserves de nourriture avant de commencer un nourrissement (en bon français on parle de nourrissage mais en apiculture il est admis d'utiliser le terme de nourrissement). Il est aussi important d'observer attentivement et régulièrement le comportement des abeilles à chaque trou de vol. Des attitudes nerveuses ou la présence de faux-bourdons sont des indices suspects dont il faut rapidement établir l'origine : ils trahissent fréquemment une ruche devenue orpheline ou la présence d'une reine qui n'en peut plus et qu'il va falloir remplacer de toute urgence ; à moins que la colonie soit trop faible pour que l'on puisse espérer la sauver.

On pourra gratter et désinfecter le plateau comme au printemps, opération inutile si la ruche possède un plateau grillagé. On vérifiera ensuite la valeur de la reine : il faut s'assurer de la présence de couvain à différents stades, de sa qualité homogène, étendu, en mosaïque. Ensuite, il sera nécessaire de vérifier la quantité des provisions stockées. On retirera aussi les cires et les bâtisses blanches qui sont impropres à la formation de la grappe hivernale.

Que faire des colonies trop faibles ? 
Il faut se souvenir qu'une colonie faible consommera plus de miel pour chauffer le volume de la ruche qu'une colonie forte. De plus, en cas d'hiver rigoureux, elle risque de mourir de faim à coté de provisions qu'elle ne pourra atteindre par suite de la petitesse de la grappe. Il est donc fortement déconseillé de conserver cette colonie faible.

Les colonies orphelines mais encore fortes peuvent être rémérées par l'introduction d'une reine. Mais dans la majorité des cas il est déjà trop tard, les faux-bourdons présents donnant l'illusion de la force. Je préfère, par une belle journée ensoleillée éliminer cette colonie en fin d'après-midi. Elle sera au préalable copieusement enfumée pour que les abeilles se gavent de miel, puis à une vingtaine de mètres du rucher, je la secoue dans l'herbe et la ruche vide est enlevée. Les habitantes ne retrouvant plus leur logis se dispersent dans le rucher et vont quémander leur entrée dans les ruches voisines où elles seront acceptées car gorgées de miel.

Les colonies trop faibles pour hiverner seront réduites à l'état d'essaim sur un ou deux cadres puis réunies avec une autre colonie préparée à cet effet. Sur la ruche réceptrice, une partie de la planche de fermeture est remplacée par des feuilles de papier journal dans lesquelles on perfore avec un clou 4 à 5 petits trous, puis une hausse vide est posée. Le soir, avant la tombée de la nuit, quand toutes les butineuses sont rentrées, les deux cadres sur lesquels se sont regroupées la plupart des butineuses sont mis dans la hausse réceptrice, la caisse à éliminer est secouée à la suite et l'on ferme. Le lendemain, les deux peuples se seront imprégnés de la même odeur et auront fait leur jonction en agrandissant les trous dans le papier journal. Quant aux reines, les abeilles s'y connaissent pour garder la meilleure.

Le nourrissement
Au nord de la Loire une colonie a besoin de 15 kg de nourriture pour passer l'hiver. La visite de contrôle nous a permis d'évaluer les provisions déjà stockées et nous connaissons alors le complément à fournir. Outre la quantité, le nourrissement devra être de bonne qualité.

L'apport de sirop pour compléter les provisions de la colonie va poser deux problèmes : pour bien se conserver et ne pas moisir, la teneur en eau du produit stocké devra être inférieure à 20 %, d'autre part, le saccharose présent dans le sucre du commerce ou produit par la transformation de l'amidon des sirops à base de maïs cristalliserait dans les alvéoles s'il n'était pas réduit en glucose et fructose avant operculation. Le sirop donné en nourriture est immédiatement stocké dans les cellules (une colonie forte absorbe 10 kg en une nuit) puis repris et travaillé jusqu'à réduction en ses éléments constitutifs avant operculation. Cette réduction doit intervenir avant que la froidure ne solidifie le sirop, rendant le travail de réduction encore plus pénible et même périlleux.

Tout ce travail incombe aux abeilles et représente une grande dépense d'énergie. C'est pourquoi il est conseillé de nourrir le plus tôt possible, fin août ou début septembre, afin que les vieilles abeilles se chargent de ces travaux et que les abeilles d'hiver, celles qui assureront le démarrage de la colonie au printemps prochain soient économisées.

La transformation du sirop de nourrissement, son stockage, de même que plus tard sa consommation peuvent se répercuter de différentes manières sur le développement des colonies. Pour le savoir avec certitude, le Professeur Liebig de l'Institut Universitaire de Hohenheim a procédé à des essais comparatifs de nourrissement, tous les ans à partir de 1989, avec des cadres de colza, des sirops de différentes concentrations et a contrôlé tous les 21 jours l'évolution du nombre d'abeilles ainsi que l'étendue des surfaces de couvain.

Ses conclusions : de la mi-août à fin octobre il n'y avait aucune différence significative dans l'évolution des populations d'abeilles ni dans la décrue des surfaces de couvain quels que soient le mode, la quantité, la concentration ou la manière de nourrir. Cette évolution est un phénomène naturel qui ne peut être manipulé par des variations du nourrissement, qu'il soit liquide ou solide, clair ou concentré, en petites ou grosses quantités. Bien souvent l'apiculteur s'interroge pour être certain d'utiliser le meilleur sirop. Il trouvera ci-après les caractéristiques des sirops les plus connus ; à lui de faire son choix. 

Reduire la pression de Varroa
Le combat contre la varroase est devenu une constante des soins aux abeilles. Pour assurer la survie du cheptel, les traitements vétérinaires sont devenus aussi indispensables que dans d'autres branches de l'agriculture. Une situation impensable il y a seulement 20 ans. Le règlement européen n° 2377/90 définit les limites maximums admissibles dans les denrées alimentaires de résidus des produits chimiques utilisés.

Les analyses de cire démontrent que les produits mis en œuvre sont absorbés par les graisses et se répartissent dans les cires et que leur concentration augmente après chaque traitement. On retrouve des résidus de varroacide, non seulement dans les vieilles cires, mais aussi dans les nouvelles constructions et même dans les opercules. Pourtant celles-ci sont élaborées par les abeilles en dehors des périodes de traitements. Cela prouve que les produits sont transportés du siège hivernal de la colonie dans les cadres utilisés pour la saison des miellées. Il faut donc se poser la question après plusieurs années d'emploi des produits de traitement : comment le produit utilisé se répartit-il dans la ruche et comment éviter l'enrichissement des cires ? Quels sont les moyens de diffusion ?

Les molécules actives sont présentes dans les pattes et les poils des abeilles. Les inserts sont construits pour que l'abeille en les frôlant s'imprègne de matière active et la transporte dans la ruche. Leur efficacité n'est assurée que si l'abeille peut se déplacer de ruelle en ruelle et distribuer avec ses pattes et ses poils la matière active. C'est pourquoi ces produits sont sans effet en hiver. Par basse température, c'est l'apiculteur qui doit assurer la diffusion du produit soit en le versant sur les abeilles dans chaque ruelle et la dispersion prend du temps, soit en le nébulisant, ce qui est plus expéditif.

Quand l'abeille s'introduit dans une cellule pour la nettoyer ou nourrir une larve, les fines molécules accrochées à sa robe sont frottées contre les parois et s'y déposent. Grâce aux peignes et brosses à pollen de ses pattes la matière active est répartie pas à pas et imprègne bientôt tous les recoins de la ruche.

Diffusion avec la nourriture
Il est évident que les traitements d'automne et d'hiver chargent de résidus les provisions stockées. En Hollande des analyses effectuées après utilisation de Perizin ont montré qu'un quart du produit se retrouvait dans le corps de l'abeille et le reste se répartissait sur les cadres, les opercules, dans les cellules et aussi dans la nourriture non operculée.

Quand au printemps les abeilles évacuent les provisions non consommées dans les corps supérieurs (la hausse), elles emmènent également des résidus de matière active qui se retrouvent dans des emplacements non traités - dont la récolte de miel de printemps. Il serait prudent que l'apiculteur élimine tous ces restes de vieille nourriture avant de poser les hausses.

Réutilisation de cires polluées.
Les ponts de cire sur les barrettes supérieures des cadres servent souvent de réserve. En cas de besoin ils sont repris, retravaillés et mis en œuvre à d'autres emplacements. Il en va de même avec la propolis. En automne on peut fréquemment observer des butineuses acharnées à ronger des restes de cire sur des planchettes de couverture qu'elles rapportent à la ruche et qui peuvent très bien provenir d'autres ruches.

Elaboration de cire contaminée
Les abeilles nées dans des cires contaminées, dont les parois sont enrichies en varroacides ou celles en contact avec des surfaces imprégnées de varroacides les ont intégrés dans leur constitution. Cela est mis en évidence lors d'analyses d'abeilles mortes d'intoxication dans les vergers ou le colza. Régulièrement on découvre à côté du produit phytosanitaire de traitement des résidus de varroacide. Il tombe sous le sens que ces abeilles exuderont une cire contenant des traces de polluant. Ainsi la cire vierge des nouvelles constructions ou des opercules sera déjà contaminée par les varroacides.

Qu'il y ait transfert des produits chimiques dans toutes les parties de la ruche paraît évident mais en quelles proportions ? C'est ce que le docteur Klaus Wallner de l'Institut Universitaire de Hohenheim a étudié.

Au printemps 1996, des essaims artificiels de 1,5 kilos furent installés dans un corps de ruche neuf avec des cadres neufs et des cires gaufrées neuves, vierges de pollution. Nourris abondamment, ces essaims ont rapidement garni leur habitacle. En septembre et octobre l'un des essaims fut traité avec des doses de Perizin représentant au total 320 mg. C'est volontairement qu'il reçut dix fois la dose nécessaire et préconisée afin de pouvoir bien étudier les migrations du produit dans la ruche. La colonie reçut un complément de nourriture et entra en hivernage sur un corps de 10 cadres. Un traitement complémentaire hors couvain à l'acide oxalique provoqua la chute de plus de 800 varroas. Voici une preuve que le surdosage d'un produit n'a aucun effet.

Au printemps 1997, la colonie reçut un deuxième corps, neuf, équipé de cadres neufs garnis de cires gaufrées vierges, puis un troisième corps dans les mêmes conditions sans déplacer aucun des cadres du premier corps. Pour éviter un essaimage, la colonie fut orphelinée en juin tout en lui laissant une cellule étirée. Ceci dans le but d'éviter le départ d'un nombre incontrôlable d'abeilles fortement chargées de varroacide. Aucun cadre n'a été ni retiré ni inversé ; le miel n'a pas été extrait et la colonie a été hivernée sur 3 corps.

En 1998 il n'y eut aucune intervention : ni essaimage, ni récolte, et de nouveau hivernage sur 3 corps après nourrissement.

En mars 1999 les abeilles sont enlevées, les cadres numérotés, puis fondus chacun individuellement et la cire analysée par chromatographie gazeuse pour déterminer la teneur en résidus de coumaphos.

Le 1er corps : Ce corps a subi le traitement au Perizin. Si les cadres du centre contiennent 24 mg /kg, les cadres des bords sont moins chargés à 7 mg /kg Avec une moyenne de 12 mg /kg.

Le 2eme corps : Comme prévu, nous relevons des résidus dans tous les cadres, variant de 1,3 mg /kg sur les bords à 2,4 mg /kg au centre, avec une moyenne de 1,4 mg / kg ; soit 8 fois moins que dans le corps de base.

Le 3eme corps : Malgré son éloignement par rapport au corps de base, des traces de résidus ont été mesurées dans tous les cadres, variant de 0,5 à 1,2 mg / kg, avec une moyenne de 1,1 mg / kg.

Cette expérience a confirmé que les abeilles disséminent la matière active dans toutes les parties de la ruche ; mais avec malgré tout une très importante dégressivité. La majorité du traitement reste confiné à l'emplacement de sa mise en œuvre. On sait d'autre part que les résidus de matière active migrent de la cire dans le miel ; le seuil critique est de 1 mg /kg dans la cire. Au-dessus de ce seuil les résidus migrent et sont détectés dans le miel. Dans le 3ème corps qui normalement constitue le magasin à miel, le seuil est atteint. Que se serait-il passé si des cadres du corps de base avaient été montés dans les corps supérieurs ? N'oublions pas que la limite maximum de résidus autorisés dans le miel est provisoirement fixée à 0,1mg /kg.

Conclusions

F. Anchling