Visite de contrôle du rucher en hiver
par Gilles Fert
Auteur de « L’élevage des reines » aux Editions Rustica

avec l'aimable autorisation de la revue
Abeilles et Fleurs



Actuellement, les interventions au rucher se limitent à l’entretien de l’emplacement et du matériel. N’oublions pas que la saison apicole commence au début de l’automne avant les périodes de froid. Si nous avons bien préparé la mise en hivernage, nous devons retrouver les colonies en bon état au printemps. Donc, profitez des longues soirées d’hiver pour lire et relire les ouvrages d’apiculture. Il est fortement déconseillé d’ouvrir une ruche au dessous d’une quinzaine de degrés. En effet, pour remettre en température la grappe, les abeilles doivent consommer beaucoup d’énergie, donc des réserves de miel.

Etape n°1

L’hiver, on effectue toutes les tâches d’entretien du rucher.

Profitez-en pour couper les arbres qui menacent de tomber.

Aménagez l’accès pour rentrer jusque dans le rucher avec le véhicule.

Notre activité peut très rapidement devenir une corvée lorsqu’il s’agit de porter des hausses pleines de miel sur de longues distances.

controle hiver 1

Etape n°2

Si par une belle journée ensoleillée vous débordez d’énergie, profitez-en pour nettoyer les planchers.

Intervenez lorsque les abeilles font un vol de propreté, soit 13 à 15°C minimum.

Prévoir un plancher de substitution propre afin d’effectuer rapidement le remplacement avec le plancher à nettoyer.

Etape n°3

Pour les retardataires : dans les régions qui le permettent et en absence de couvain, vous pouvez encore faire un traitement à l’acide oxalique par une température supérieure à 14-15°C.

Respectez bien les dosages.

Etape n°4

Au moindre doute, n’hésitez pas à compléter les réserves avec un bloc de candi sans trop déranger les abeilles.

Etape n°5

Au moindre doute, n’hésitez pas à compléter les réserves avec un bloc de candi sans trop déranger les abeilles.


Astuce
Dans certaines régions, les blaireaux, les fouines mais surtout les pics-verts profitent du froid pour faire une ouverture dans le corps de ruche. C’est surtout au niveau de la poignée du corps que le pic commet ses méfaits. Parfois on est obligé de visser des poignées métalliques pour éviter d’avoir cette amorce de fragilité. Contre les pics-verts, agrafez sur le corps de ruche une feuille de plastique type sac à engrais ou une tôle type « offset » afin que l’oiseau ne puisse pas s’y agripper.

Pour vos soirées d’hiver
• Le Traité Rustica de l’Apiculture. Rustica édition 2002
• Guide pratique de l’apiculture. Editions OPIDA
• Créer son rucher. Clément H. Editions Rustica 2000.

Gilles Fert
Auteur de « L’élevage des reines » aux Editions Rustica